mardi 10 janvier 2012

E = MC2

Hormis les histoires de Dukan, quoi de neuf depuis dix jours ? c'est à dire quoi de neuf depuis que je suis en arrêt ?
C'est simple, ça se résume en une équation :
Crises + larmes = poids en plus et descente un peu plus au fonds dans le puits de l'hyperphagie et de l'obésité.
Pour résoudre l'équation, j'ai posé les problèmes et leurs éventuelles solutions :
problème 1 : Je ne suis pas capable de ne pas me sentir concernée par ce qui se passe au boulot (même loin)
solution envisagée : demander à mes collègues de ne plus me tenir au courant même quand je vais rentrer de ce qui se passe de stupide, aberrant, énervant afin que je n'absorbe pas cela comme une éponge. Ce n'est pas faire l'autruche, c'est simplement me protéger parce que mes nerfs vont péter sinon, et mon moral ne remontera jamais si ça continue.
problème 2 : Je vis mal le sentiment que je suis "de trop" au boulot, les réflexions de la direction.
solution envisagée : ne pas tenir compte de cela et avoir en permanence la phrase en tête "qu'est ce qui est bon pour moi ? que je m'énerve ? que je laisse couler ?"
problème 3 : Il faut que je me recentre sur moi et que je passe moins de temps au travail
solution envisagée : ne m'occuper que de mon travail, laisser chacun et chacune se démener seule parce que ma santé est en jeu, et demander à récupérer ma tonne de rtt en finissant déjà à 17h au lieu de 18h dans la semaine.
L'inconnue de toute cette équation c'est : est ce que j'en suis capable ?
Je crois que oui.
Mais il faut que j'agisse vite car le temps n'est pas loin où je sens que je vais sombrer totalement si ça continue. Dans la déprime et dans la surobésité.
Et ce que je disais hier comme un petit hamster dans sa roue n'est pas si con, je pense. Je ne m'aime pas. J'attends à la place que les autres m'aiment et c'est ça qui cloche. Ne pas être dans le désir des autres mais faire exister mon désir à moi, penser à moi, et faire ce qui est bon pour moi. M'aimer moi.

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