samedi 31 décembre 2011

Le pied à l'étrier : JOUR 1 du JOUR J


Réveillon de Noël : ce fut l'angoisse. Ma mère a fait un malaise. Nous étions juste toutes les deux, chez moi, quand elle a fait le même malaise, en plus fort, qu'il y a environ un an. C'était comme si on avait débranché son cerveau. Assise sur sa chaise, raide, les yeux mi clos, perte de connaissance, froide, respiration plus forte. Grand moment de panique pour moi. A deux doigts d'appeler le samu, puis à force de la stimuler, elle est revenue petit à petit à elle.
Deux jours d'angoisse à surveiller son état, à l'inciter à se reposer. Rendez vous chez le médecin. A priori, rien de grave. Je reste tout de même sceptique.
Ces derniers jours : un mal de dos effroyable. Pas seulement à la marche cette fois ci. En tous temps. Mal au niveau des reins, puis dans la hanche. Vraiment très très mal.
QUAND SOUDAIN CE MATIN : LE DECLIC
La pensée d'une phrase de Green : "je suis persuadé que le jour où vous allez changer tout ça n'est pas loin. ". Je crois que c'est aujourd'hui. Je ne saurais pas expliquer vraiment pourquoi.
J'ai dit ça des milliards de fois, je sais. Mais là, je me fais confiance et surtout j'en ai assez d'avoir mal partout, de ne pas profiter de la vie comme je voudrais, de ne pas être heureuse à cause de mon obésité. Je dis STOP. Du coup, ce matin, en me levant, je me suis sentie plus alerte. J'ai bougé mon corps différemment. Stop aux crises, stop aux trop grandes quantités aux repas. Légèreté alimentaire, équilibre, et activité physique. J'ai 45 ans, je peux encore vivre des choses. J'ai encore plein de choses à faire donc STOP à toute cette merde d'hyperphagie qui me bouffe la vie et dans laquelle je me suis noyée.
Trois semaines d'arrêt. Du temps pour moi. Un temps pour mettre le pied dans l'étrier.
Poids ce matin sur ma balance : 161 kilos